En visite d’inspection au poste frontalier stratégique de Moussala (département de Saraya), le ministre de l’Intérieur a salué le dévouement des forces de défense et de sécurité déployées sur place. Confronté à un corridor engorgé par des milliers de véhicules bloqués sur des kilomètres, l’exécutif alerte sur l’émergence d’un risque sanitaire et appelle à une coordination renforcée entre les services de l’État et les populations locales.

​En visite au poste frontalier de Moussala, situé dans la commune de Bembou (département de Saraya), le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité déployées le long de cette frontière stratégique. Il a également appelé à une meilleure coordination interservices et à une implication accrue des populations dans la sécurisation du territoire national.

​Face à la forte pression qui s’exerce sur le corridor de Moussala, le ministre a tenu à apporter son soutien direct aux agents mobilisés sur le terrain. Particulièrement sensible aux conditions de travail exigeantes des effectifs aux frontières, il a rendu hommage à leur dévouement quotidien. ​« Nous sommes sensibles aux situations qu’ils vivent de façon générale le long des différentes frontières et nous sommes admiratifs du travail qu’ils accomplissent pour sécuriser notre pays », a déclaré le ministre.

​Un corridor saturé et un risque sanitaire grandissant

​Sur place, le constat demeure préoccupant. Le corridor de Moussala fait face à une affluence massive de poids lourds et de véhicules, formant des files d’attente qui s’étendent sur plusieurs dizaines de kilomètres. Certains automobilistes et transporteurs restent bloqués pendant plusieurs jours, voire des semaines, dans des conditions particulièrement éprouvantes. Une situation qui dépasse désormais le cadre strictement sécuritaire pour poser un problème de santé publique. ​« Vous avez bien vu le corridor : il y a des milliers de véhicules sur des dizaines de kilomètres qui patientent pendant des dizaines de jours. Cela devient même un problème sanitaire parce que les conditions de vie y sont extrêmement difficiles », a relevé l’autorité ministérielle.

​Malgré ces contraintes majeures, le ministre a salué la détermination des personnels affectés à la frontière, soulignant leur capacité à maintenir la vigilance opérationnelle : « Malgré cela, nos agents tiennent la tête haute », a-t-il affirmé, exprimant la fierté de l’État devant leur résilience.

​Pour une synergie entre forces armées, autorités et citoyens

​Au-delà de l’action des forces de sécurité, le ministre a insisté sur l’urgence d’une meilleure synergie entre l’ensemble des administrations présentes aux frontières. Police, gendarmerie, eaux et forêts et douanes sont ainsi appelées à resserrer leurs rangs pour répondre efficacement aux défis sécuritaires transfrontaliers.

​Le ministre a également réclamé une coopération plus étroite entre ces forces, les autorités territoriales, les élus municipaux et les riverains : ​« La sécurité est une affaire de tous et chaque citoyen a un rôle à jouer pour sécuriser notre pays », a-t-il martelé.

​En se rendant à Moussala, l’autorité centrale a réaffirmé que ce poste frontalier reste un maillon essentiel du dispositif de défense du territoire national, nécessitant une attention continue et adaptée des pouvoirs publics.