Transhumance politique : Amadou Bâ dénonce une banalisation de la « fin des valeurs » au Palais…

La multiplication des ralliements de maires au camp présidentiel ne laisse pas indifférent. Amadou Bâ, député de Pastef et ancien ministre de la Culture, monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une banalisation de la transhumance politique et un éloignement des principes qui avaient porté le projet de rupture.

Dans une tribune au ton particulièrement critique, le parlementaire estime que la restructuration de la dette publique n’a manifestement pas éclipsé les « calculs politiciens » du régime.

Selon lui, le rythme des ralliements de maires au camp présidentiel a même connu un « bond stratosphérique » cette semaine, à travers une succession d’annonces et de publications.

Amadou Bâ s’étonne surtout du silence des responsables du parti présidentiel face à cette dynamique. Il estime que ces derniers évitent de communiquer sur ce virage qu’il assimile à une forme de connivence avec les pratiques de l’ancien « SYSTÈME ». 

« Qui l’eût dit ? Qui l’eût cru ? Comment des graines de Pastef ont pu engendrer des bourgeons de l’ancien SYSTÈME ? Que dire des fruits amers qui en sortiront ! », s’interroge-t-il.

Le député va plus loin en dénonçant une banalisation de la transhumance politique. À ses yeux, même sous le régime de Macky Sall, cette pratique conservait « quelque pudeur ».

Aujourd’hui, déplore-t-il, « plus personne n’est choqué de voir le Palais présidentiel transformé en vulgaire annexe du parti présidentiel », oû on y marchande le ralliement comme dans un souk.

Cette agitation politique intervient, selon lui, dans un contexte particulièrement préoccupant pour le pays, marqué par la restructuration de la dette publique.

Amadou Bâ espère qu’après le défilé incessant des transhumants, le président de la République recevra les forces vives de la Nation, les artisans, les chefs d’entreprise notamment les PME/PMI, les paysans, les syndicats, les banques, les consommateurs etc.

En conclusion, Amadou Bâ dénonce ce qu’il qualifie de « rupture idéologique, politique et économique avec le souverainisme, le patriotisme, l’éthique politique et la fin du Jub, Jubal, Jubanti ».