Cheikh Tidiane Youm du PUR, révèle : « Sonko et des responsables de Pastef ont été discrètement soutenus financièrement par Serigne Moustapha Sy »…

Le responsable politique du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), Cheikh Tidiane Youm, a fait des révélations sur les relations entre Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum et Ousmane Sonko, à l’occasion d’une émission sur la 7TV animée par Maïmouna Ndour Faye.

Selon le député, le guide des Moustarchidines wal Moustarchidaty aurait, à plusieurs reprises, apporté un soutien financier discret au leader de Pastef, notamment dans les périodes les plus difficiles de son parcours politique. « Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum a pris sur lui plusieurs millions pour protéger et soutenir Ousmane Sonko dans les moments les plus difficiles », a-t-il déclaré.

Cheikh Tidiane Youm affirme que ce soutien ne s’est pas limité à la personne d’Ousmane Sonko. Des responsables de Pastef, confrontés à des difficultés pour honorer leurs obligations familiales, auraient également bénéficié de l’appui financier de Serigne Moustapha Sy. Le parlementaire indique avoir lui-même servi d’intermédiaire pour la remise de certaines enveloppes, sans jamais révéler l’identité des bénéficiaires : « Moi-même j’ai transmis des enveloppes de sa part pour les donner à ces responsables-là. Et je n’ai jamais révélé leur identité », a-t-il précisé.

Pour Cheikh Tidiane Youm, ce chapitre est aujourd’hui clos sur le plan matériel : « Serigne Moustapha Sy ne doit plus rien à Ousmane Sonko. » Il pointe en revanche une distance qu’il attribue au chef de Pastef, aujourd’hui Premier ministre : « C’est ce dernier qui s’est montré distant. » Selon lui, le guide religieux ne formule aucune exigence particulière, si ce n’est un geste de considération : « Serigne Moustapha ne demande pas grand-chose. Juste la reconnaissance. »

Une sortie effectuée dans un contexte de relations tendues entre les deux hommes depuis la présidentielle de mars 2024, marquées notamment par une sortie de Cheikh Tidiane Youm en pleine campagne, dans laquelle il avait mis en garde contre l’élection d’un président « dans l’ombre de quelqu’un », et par l’absence, depuis, d’une délégation de Pastef à la conférence annuelle des Moustarchidines lors du Gamou.