Serigne Massamba Ndour, l’homme qui redessine les contours du cinéma sénégalais et africain

Dans le paysage culturel africain, rares sont les entrepreneurs qui auront su transformer une intuition en véritable révolution industrielle. Serigne Massamba Ndour fait partie de cette catégorie de bâtisseurs qui ne se contentent pas d’accompagner leur époque, mais qui la façonnent. À travers Marodi.TV, qu’il a fondé en juin 2013, il s’est imposé comme l’un des visages majeurs de la nouvelle économie créative sénégalaise, en contribuant à faire émerger un modèle audiovisuel africain plus proche des publics, plus agile et résolument tourné vers l’avenir. Son parcours intrigue autant qu’il inspire. Formé à Télécom Paris entre 2005 et 2008 en télécoms et informatique, Serigne Massamba Ndour appartient à cette génération de profils hybrides capables de faire dialoguer technologie, stratégie et création. Cette double culture constitue l’un des socles de son succès. Avant de se lancer pleinement dans l’aventure entrepreneuriale, il évolue dans un univers exigeant, celui des systèmes d’information, en tant que consultant chez IBM France entre 2008 et 2014. Cette expérience au sein d’un géant mondial de la technologie lui permet d’acquérir une solide rigueur méthodologique, une compréhension fine des mutations numériques et une capacité à penser des solutions à grande échelle. Mais là où d’autres auraient poursuivi une carrière classique dans les grandes entreprises, Serigne Massamba Ndour choisit une voie plus audacieuse. Il décide de mettre son expertise au service d’un secteur longtemps sous-structuré mais porteur d’un potentiel immense, celui du contenu audiovisuel africain. En créant Marodi.TV, il ne fonde pas seulement une entreprise de production. Il pose les bases d’une vision nouvelle du cinéma et des séries en Afrique francophone, fondée sur l’appropriation des récits locaux, l’industrialisation de la production et la maîtrise de la diffusion numérique. Le pari était loin d’être évident. Pendant longtemps, l’industrie cinématographique sénégalaise, pourtant riche d’un héritage prestigieux, a souffert de fragilités structurelles, de moyens limités et d’un accès difficile aux circuits de distribution. Serigne Massamba Ndour comprend très tôt que l’enjeu ne réside pas uniquement dans la création d’œuvres, mais dans la construction d’un écosystème complet capable de produire, distribuer et monétiser les contenus africains. C’est sur cette ligne de crête qu’il inscrit son action. Avec Marodi.TV, il participe à la démocratisation de formats populaires et accessibles, notamment les séries, qui deviennent progressivement un levier puissant de reconquête du public. Ce choix n’a rien d’anodin. Il répond à une attente profonde des téléspectateurs et internautes africains, désireux de se voir racontés dans leur propre langue, dans leurs propres réalités sociales, affectives et culturelles. En misant sur des histoires ancrées dans le quotidien, mais portées par une exigence croissante de professionnalisation, il contribue à réconcilier audience de masse et ambition créative. Son mérite est d’avoir compris avant beaucoup d’autres que le digital n’était pas une menace pour l’audiovisuel africain, mais une formidable opportunité. En s’appuyant sur les nouveaux usages, sur la montée en puissance des plateformes et sur l’appétit grandissant des diasporas pour les contenus du continent, il ouvre une brèche stratégique. Marodi.TV s’inscrit alors dans une dynamique de modernisation où le storytelling africain cesse d’être marginal pour devenir un produit culturel compétitif, capable de fédérer des millions de regards. Cette révolution est aussi économique. Derrière l’écran, Serigne Massamba Ndour œuvre à structurer une chaîne de valeur créative génératrice d’emplois, de compétences et de revenus. Scénaristes, réalisateurs, techniciens, comédiens, monteurs, équipes de production, community managers, spécialistes de la diffusion numérique, toute une génération de talents trouve dans cette dynamique un espace d’expression et de professionnalisation. En cela, son action dépasse largement le seul cadre artistique. Elle participe à l’édification d’une véritable industrie culturelle sénégalaise, avec ses métiers, ses standards, ses ambitions et ses perspectives d’exportation. Sa trajectoire révèle également une qualité essentielle chez les grands entrepreneurs culturels, celle de savoir conjuguer vision locale et portée internationale. Installé entre Paris et les sphères d’influence francophones, Serigne Massamba Ndour a su tirer parti de cette position pour bâtir des ponts entre l’Afrique et le reste du monde. Son parcours chez IBM, son exposition aux environnements internationaux et son engagement comme intervenant dans le cadre du forum francophonie en 2014 témoignent d’une capacité à inscrire la création africaine dans des conversations globales. Il ne s’agit plus seulement de produire pour un marché national, mais de penser l’audiovisuel africain comme une force culturelle capable de dialoguer avec d’autres industries du monde. Ce qui distingue profondément Serigne Massamba Ndour, c’est cette manière de porter une ambition de transformation sans renier l’authenticité des récits. À l’heure où les industries culturelles sont souvent tentées par l’uniformisation, il fait le choix de la proximité, de la résonance sociale et de la fidélité aux imaginaires africains. Son travail rappelle que la modernité ne consiste pas à copier des modèles extérieurs, mais à inventer des formats enracinés, viables et universels à partir de nos propres réalités. Il incarne ainsi une nouvelle génération de leaders sénégalais pour lesquels la culture n’est pas un simple supplément d’âme, mais un secteur stratégique de croissance, d’influence et de souveraineté narrative. Dans un monde où les images façonnent les perceptions autant que les marchés, ceux qui contrôlent les récits détiennent une part décisive du pouvoir symbolique et économique. Serigne Massamba Ndour l’a compris avec une grande lucidité. En bâtissant Marodi.TV, il ne fait pas seulement émerger une entreprise performante. Il contribue à repositionner le Sénégal et, plus largement, l’Afrique francophone, comme producteurs de contenus, d’imaginaires et de valeur. Son parcours est donc celui d’un pionnier, mais aussi d’un stratège. Un homme qui a su convertir son expertise technologique en levier de transformation culturelle. Un entrepreneur qui a compris que le futur du cinéma africain se jouerait autant dans les studios que sur les plateformes. Un bâtisseur qui démontre, par l’action, que l’industrie cinématographique africaine peut être innovante, populaire, rentable et fièrement ancrée dans son identité. À travers Serigne Massamba Ndour, c’est finalement toute une promesse qui prend forme. Celle d’une Afrique qui raconte ses propres histoires, maîtrise ses outils de diffusion et transforme sa richesse culturelle en puissance économique. Dans cette révolution silencieuse mais décisive, son nom

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Serigne Mapenda Kébé, l’ingénieur stratège au service des infrastructures africaines

Dans le paysage des ingénieurs-entrepreneurs qui façonnent les infrastructures en Afrique de l’Ouest et du Centre, Serigne Mapenda Kébé s’impose comme une figure de référence. À la croisée de l’ingénierie, de la gestion des risques et de l’entrepreneuriat industriel, son parcours illustre une ambition constante : bâtir des solutions techniques robustes au service du développement économique régional. Ingénieur électromécanicien de formation, diplômé de l’École Polytechnique de Thiès, il complète son expertise technique par un MBA en création et administration des entreprises à l’UCAD. Ce double ancrage, à la fois scientifique et managérial, constitue le socle d’un parcours professionnel orienté vers la performance, la rigueur et la vision stratégique. Serigne Mapenda Kébé fait ses premières armes dans le contrôle technique et l’ingénierie des équipements au Sénégal, notamment au sein de SSIC (ex-SOCOTEC) puis de Bureau Veritas. Dans ces environnements exigeants, il développe une maîtrise approfondie des normes techniques, de la sécurité industrielle et de la gestion des projets d’infrastructures. Cette expérience de terrain forge son approche méthodique et son exigence en matière de qualité. En 2007, il rejoint AXA en tant que Chef de Département Gestion des Risques industriels. Cette immersion dans l’univers de l’assurance lui permet d’élargir sa lecture des enjeux industriels, en intégrant les dimensions de prévention, d’évaluation et de mitigation des risques. Une étape déterminante qui enrichit son profil d’ingénieur d’une forte culture du risk management. Mais c’est surtout dans l’entrepreneuriat que Serigne Mapenda Kébé va pleinement déployer son potentiel. En 2009, il fonde le Groupe COREX, un cabinet d’ingénierie spécialisé dans le BTP, l’industrie et les télécoms. Sous son impulsion, le groupe s’impose progressivement comme un acteur crédible dans la conception, le contrôle et la réalisation de projets techniques à forte valeur ajoutée en Afrique de l’Ouest et du Centre. Son leadership se distingue par une approche intégrée, combinant expertise technique, innovation et compréhension fine des réalités locales. Parallèlement, il dirige CAP DC ACO, une structure active dans l’accompagnement et le développement de projets techniques et industriels dans la sous-région. À ce poste, il renforce son rôle de facilitateur de projets, en accompagnant les entreprises et institutions dans la structuration, la sécurisation et l’exécution de leurs investissements. Après plus de deux décennies d’expérience, Serigne Mapenda Kébé incarne une nouvelle génération de dirigeants africains capables de conjuguer excellence technique et vision entrepreneuriale. Son parcours témoigne d’une conviction forte : le développement durable du continent passe par des infrastructures fiables, des compétences locales renforcées et des leaders engagés. À travers le Groupe COREX et ses différentes initiatives, il contribue activement à structurer un écosystème d’ingénierie africain compétitif, capable de répondre aux défis industriels, énergétiques et technologiques du continent. Une trajectoire inspirante, à l’image d’une Afrique qui construit, innove et affirme son expertise. terangaceo.com

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Georges Albert Dacosta, l’expertise corporate au service de la nouvelle ambition d’UBA Sénégal

De nationalité sénégalaise, Georges Albert Dacosta s’impose aujourd’hui comme l’un des profils les plus solides de la banque corporate en Afrique de l’Ouest. Fort de plus de 23 années d’expérience, il a construit, avec constance et discrétion, une trajectoire marquée par la rigueur, la maîtrise des grands comptes et une compréhension fine des enjeux financiers des multinationales. Son parcours débute en 2003 à la Société Générale Sénégal, où il fait ses premières armes dans un environnement structuré et exigeant. Il poursuit ensuite à la Banque Sénégalo-Tunisienne entre 2006 et 2007, affinant son expertise en opérations bancaires et en gestion de clientèle corporate. Très tôt, il se distingue par sa capacité à évoluer sur des dossiers complexes et à dialoguer avec des acteurs économiques de premier plan. Mais c’est véritablement en 2008, avec son entrée à Citibank Sénégal, que sa carrière prend une dimension stratégique. En tant que Senior Relationship Manager, il se positionne au cœur de la relation avec les grandes entreprises et les multinationales, développant une approche fondée sur la précision, l’anticipation et la création de valeur. En 2014, sa nomination au poste de Directeur de l’Exploitation vient consacrer cette montée en puissance. À ce niveau de responsabilité, il pilote des opérations d’envergure et contribue directement à l’exécution de la stratégie de la banque, intervenant sur des transactions majeures impliquant des groupes internationaux, notamment dans les secteurs du pétrole et des mines, ainsi que des institutions publiques et financières. Ce parcours, façonné dans l’un des environnements bancaires les plus exigeants au monde, lui confère une signature professionnelle claire : celle d’un banquier de structure, capable d’articuler vision stratégique et excellence opérationnelle. Jusqu’à une période récente, il occupait d’ailleurs des responsabilités clés dans la banque corporate de Citibank Sénégal, confirmant son positionnement au sommet de ce segment. Diplômé d’un Bachelor en Gestion et Finance de l’Université de Westminster à Londres, Georges Albert Dacosta incarne une génération de dirigeants africains formés aux standards internationaux, mais profondément ancrés dans les réalités économiques du continent. Sa nomination en février 2026 au poste de Directeur Général Adjoint d’UBA Sénégal ouvre un nouveau chapitre. Dans un contexte de transformation accélérée du secteur bancaire, marqué par la digitalisation, l’intensification de la concurrence et l’évolution des besoins des entreprises, il est appelé à jouer un rôle structurant. À la croisée des enjeux stratégiques et opérationnels, Georges Albert Dacosta devra notamment renforcer le positionnement d’UBA sur le segment corporate, tout en contribuant à l’ambition du groupe de consolider sa place parmi les acteurs bancaires de référence en Afrique. Plus qu’une promotion, cette prise de fonction consacre l’émergence d’un profil de fond, forgé dans la durée, et désormais appelé à peser davantage dans les dynamiques de croissance et de transformation du secteur bancaire ouest-africain. terangaceo.com

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Fatoumata Diouf, l’art du leadership au service de l’impact en Afrique de l’Ouest et centrale

ans l’univers du développement international, certains parcours imposent le respect par leur cohérence, leur exigence et leur portée. Celui de Fatoumata Diouf appartient à cette catégorie rare de trajectoires qui conjuguent rigueur financière, vision stratégique et engagement profond pour les populations. À la croisée de la gouvernance, de l’ économie de la santé et du pilotage institutionnel, la dirigeante sénégalaise s’affirme aujourd’hui comme l’une des figures les plus solides du secteur du développement en Afrique de l’Ouest et centrale. Depuis juillet 2025, elle occupe les fonctions de Managing Director Central and West Africa chez Helen Keller Intl, après avoir été Regional Director West Africa au sein de la même organisation. Cette ascension rapide illustre la confiance accordée à une professionnelle aguerrie, reconnue pour sa capacité à diriger dans des environnements complexes, à fédérer des équipes multiculturelles et à transformer les ambitions institutionnelles en résultats concrets sur le terrain. Avant de rejoindre Helen Keller Intl, Fatoumata Diouf a marqué de son empreinte son passage chez Sightsavers, où elle a exercé pendant plus de cinq ans comme Regional Director West Africa, basée à Dakar. Dans cette fonction stratégique, elle a piloté des programmes à fort impact dans plusieurs pays de la sous région, avec une attention particulière portée à l’inclusion, à l’accès aux services essentiels et à l’efficacité opérationnelle. Son leadership y a été celui d’une bâtisseuse, capable de relier les impératifs de gestion aux enjeux humains les plus fondamentaux. Cette capacité à naviguer entre performance et mission sociale trouve sa source dans un parcours professionnel fondé sur des bases solides. Avant Sightsavers, elle a occupé le poste de Director of Finance & Control for West and Central Africa chez SOS Children’s Villages International. Cette expérience a consolidé son expertise dans la gouvernance financière, le contrôle de gestion et le pilotage régional. Elle y a développé une lecture fine des organisations internationales, où la discipline budgétaire ne vaut que si elle soutient une mission claire, lisible et durable. Chez Fatoumata Diouf, la finance n’est jamais une fin en soi. Elle est un levier de transformation. C’est sans doute ce qui distingue son style de direction. Là où certains opposent technicité et impact social, elle démontre au contraire qu’une bonne architecture financière est indispensable pour amplifier l’efficacité des programmes, renforcer la crédibilité des institutions et garantir la pérennité des actions menées au bénéfice des communautés. Son parcours académique reflète d’ailleurs cette même exigence d’élévation et de spécialisation. Titulaire d’un MBA de l’Université Paris Dauphine-PSL et d’un Bachelor’s Degree en Finance de Georgia State University, elle poursuit également un doctorat en Health Economics and Policy à Lancaster University, avec une échéance annoncée en 2027. Cette orientation vers l’économie et les politiques de santé n’a rien d’anodin. Elle confirme une dirigeante qui ne se contente pas d’administrer des organisations, mais qui cherche à comprendre en profondeur les systèmes, les inégalités et les leviers d’amélioration à grande échelle. Dans un contexte africain où les défis sanitaires, sociaux et  économiques appellent des réponses de plus en plus intégrées, Fatoumata Diouf incarne un profil particulièrement précieux. Elle appartient à cette nouvelle génération de leaders africains capables de parler à la fois le langage des bailleurs, des équipes techniques, des partenaires publics et des bénéficiaires. Son autorité ne repose pas seulement sur ses titres, mais sur une crédibilité construite dans la durée, au contact des réalités du terrain et des exigences de la décision. À Dakar, où elle a exercé plusieurs de ses responsabilités régionales, elle s’est imposée comme une professionnelle de haut niveau, portant avec discrétion mais fermeté une certaine idée du leadership. Un leadership fait d’écoute, de méthode, d’anticipation et de responsabilité. Dans le secteur du développement, où les attentes sont immenses et les ressources souvent contraintes, ce type de gouvernance fait toute la différence. Le parcours de Fatoumata Diouf raconte aussi quelque chose de plus large sur la place des femmes africaines dans les sphères de direction. En gravissant les échelons d’organisations internationales de premier plan, elle donne à voir une compétence sénégalaise qui rayonne bien au-delà des frontières nationales. Elle incarne une expertise africaine capable de concevoir, piloter et transformer des stratégies régionales avec un haut niveau d’exigence. À l’heure où les institutions opérant en Afrique de l’Ouest et centrale doivent conjuguer ancrage local, efficacité, transparence et impact mesurable, des profils comme celui de Fatoumata Diouf apparaissent essentiels. Son itinéraire confirme qu’il est possible d’allier excellence académique, maîtrise financière et engagement pour le bien commun. Une combinaison rare, mais décisive pour bâtir les organisations dont le continent a besoin. Fatoumata Diouf n’est pas seulement une dirigeante accomplie. Elle est l’illustration d’un leadership africain moderne, compétent et profondément utile. Un leadership qui agit, structure et inspire. terangaceo.com

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Oulimata NDIAYE, l’ingénierie financière au service de la souveraineté des États

Dans l’univers exigeant des marchés financiers et du financement public, certains parcours imposent le respect par leur cohérence, leur technicité et leur impact. Celui d’Oulimata NDIAYE appartient à cette catégorie. À la tête d’UMOA-Titres depuis octobre 2023, cette experte de la dette et du financement obligataire incarne une génération de dirigeantes africaines capables de conjuguer excellence technique, vision stratégique et engagement concret au service des États de l’Union. Son parcours raconte d’abord une histoire de rigueur. Formée à la Toulouse School of Economics, où elle obtient un master en monnaie, banque et finance, puis à TBS Education en Banque Ingénierie Financière, Oulimata NDIAYE construit très tôt des bases solides dans les mécanismes financiers les plus complexes. Cette formation d’élite lui donne les outils pour évoluer dans des environnements où la précision n’est pas une qualité accessoire, mais une exigence permanente. Elle fait ses premières armes comme consultante chez La Ronnade, avant de rejoindre Finance Active, une structure de référence dans la fintech et l’expertise financière. Pendant plus de neuf ans, elle y gravit les échelons avec méthode. D’abord consultante, puis consultante senior et enfin consultante manager en charge des collectivités locales, elle accompagne des centaines de collectivités dans la gestion active de leur dette, la structuration de leurs financements et la conduite d’opérations sensibles de désensibilisation d’encours structurés. Dans cet univers où la confiance se gagne par la maîtrise des chiffres autant que par la qualité du conseil, elle se forge une réputation de professionnelle capable de traduire la complexité financière en décisions concrètes pour les décideurs publics. Cette longue expérience française n’a rien d’anecdotique dans son itinéraire. Elle lui permet de développer une compréhension fine des problématiques de dette publique, de relation avec les investisseurs, de financements désintermédiés et d’accompagnement stratégique des institutions. Elle y affine également une compétence managériale précieuse, en encadrant des équipes, en assurant la formation de consultants et en participant au développement commercial de son activité. Autrement dit, elle ne se contente pas d’être technicienne. Elle apprend aussi à diriger, à transmettre et à piloter. C’est avec cette double culture, à la fois analytique et opérationnelle, qu’elle rejoint UMOA-Titres en 2017. Son arrivée dans cette institution régionale marque une étape décisive. D’abord Responsable des opérations, puis Responsable Conseil et Assistance aux États, elle se retrouve au cœur des enjeux de financement des pays de l’Union  économique et monétaire ouest-africaine. Dans un contexte où les États doivent mobiliser des ressources importantes pour financer leur développement, tout en préservant la soutenabilité de leur dette, son expertise devient un levier stratégique. Au fil des années, Oulimata NDIAYE s’impose comme une interlocutrice de référence sur les questions de financement obligataire, de structuration des émissions et de gestion des relations avec les investisseurs. Son action s’inscrit dans une ambition plus large, celle de renforcer l’efficacité du marché régional des titres publics et d’accompagner les États dans des levées de fonds de plus en plus sophistiquées. Son travail participe ainsi à consolider un pilier essentiel de la souveraineté économique régionale, car la qualité du financement public conditionne directement la capacité des pays à investir, à transformer leurs  économies et à répondre aux attentes de leurs populations. Sa nomination au poste de Directeur d’UMOA-Titres en octobre 2023 apparaît donc comme l’aboutissement naturel d’un parcours construit avec constance. Elle récompense une professionnelle qui connaît intimement les rouages de l’institution, les attentes des États émetteurs, les exigences des investisseurs et les dynamiques d’un marché régional en mutation. Mais cette promotion dit aussi quelque chose de plus profond. Elle traduit la montée en puissance de profils africains hautement qualifiés, capables de porter avec autorité les transformations financières du continent. Dans un espace économique ouest-africain confronté à des besoins croissants de financement, à des tensions sur les marchés et à une exigence accrue de crédibilité, le leadership d’Oulimata NDIAYE revêt une importance particulière. Son parcours rappelle que la performance des institutions ne repose pas uniquement sur des dispositifs techniques, mais aussi sur la qualité des femmes et des hommes qui les incarnent. En ce sens, elle représente une figure de compétence, de stabilité et d’ambition utile pour l’écosystème financier régional. Au-delà de ses titres, Oulimata NDIAYE symbolise une certaine idée du leadership. Un leadership sobre, fondé sur l’expertise, l’endurance et la capacité à produire des résultats dans des environnements complexes. Dans un monde économique souvent fasciné par les trajectoires spectaculaires, son itinéraire rappelle la valeur des carrières bâties dans la durée, par le travail, la maîtrise et le sens des responsabilités. À travers elle, c’est aussi une autre image de la réussite féminine africaine qui s’affirme. Une réussite ancrée dans les institutions, dans la technicité, dans la gouvernance et dans la contribution directe au développement des États. Son parcours mérite d’être regardé comme un exemple pour les jeunes talents du Sénégal, de l’UEMOA et au-delà, notamment pour celles et ceux qui aspirent à faire carrière dans la finance, les marchés de capitaux et les politiques publiques. Oulimata NDIAYE appartient à cette catégorie rare de dirigeantes dont l’ascension ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’une préparation exigeante, d’une expérience internationale structurante et d’un engagement profond au service du financement public. À la direction d’UMOA-Titres, elle incarne aujourd’hui une compétence stratégique pour la région et une source de fierté pour le Sénégal. terangaceo.com

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