Taux d’emprunt à 9 %, dette et FMI : Les alertes de Mamadou Kassé avant la DPG du Premier ministre…

À quelques jours de la prochaine Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Mamadou Kassé livre son analyse de la situation économique et institutionnelle du Sénégal. Entre coût de la dette, relations avec le FMI et fonctionnement des institutions, le responsable de l’Alliance Pour la République (APR) appelle à plus de visibilité et à un dialogue institutionnel apaisé.

​La prochaine Déclaration de politique générale du Premier ministre constitue un rendez-vous majeur. Invité de l’émission Point de Vue, ce dimanche, sur la RTS, le secrétaire national aux affaires économiques et financières de l’APR estime que cet exercice doit permettre de lever les incertitudes sur la trajectoire du gouvernement et de donner aux Sénégalais une meilleure visibilité sur les orientations économiques et sociales du pays. Pour le président du Conseil départemental de Tambacounda, la DPG ne doit pas être une simple formalité institutionnelle. « Elle doit permettre au Premier ministre de présenter clairement ses priorités et de préciser les moyens qui seront mobilisés pour les atteindre », soutient-il. Selon lui, dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques, des éclaircissements sur la méthode du nouveau gouvernement et sur la manière dont seront conduites les politiques publiques sont vivement attendus.

​Pour Mamadou Kassé, les débats institutionnels doivent se dérouler dans le strict respect des règles. « Les discussions autour du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de l’interprétation des textes montrent la nécessité de préserver le fonctionnement régulier des institutions », a-t-il affirmé.

​Revenant sur la situation économique du pays, Mamadou Kassé se montre particulièrement préoccupé par les conditions de financement de l’État. L’ancien directeur général de la SICAP et de la SN HLM évoque des taux d’emprunt pouvant atteindre 7 à 9 % selon les maturités sur les marchés internationaux. Une situation qui, selon lui, reste préoccupante compte tenu des besoins importants du Sénégal en matière d’investissements et de financement de son économie. Il appelle ainsi à une vigilance accrue sur l’évolution de la dette et sur les conditions dans lesquelles l’État mobilise de nouvelles ressources. « Les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) constituent également un élément important de cette équation financière », a-t-il indiqué.

​Abordant la situation institutionnelle et économique du Sénégal, il a fait savoir que les tensions entre les institutions peuvent peser sur la confiance des investisseurs et sur l’appréciation du risque-pays. « Dans un contexte où l’État doit mobiliser des financements importants, un environnement politique et institutionnel stable constitue un atout économique », a-t-il souligné, appelant à « un dialogue des institutions » dans le respect des prérogatives de l’Exécutif et du Parlement.

​Pour le responsable de l’APR, la prochaine Déclaration de politique générale doit finalement permettre de répondre à une question essentielle : quelle trajectoire pour le Sénégal et avec quels moyens ? Au-delà des querelles institutionnelles, Mamadou Kassé invite à recentrer le débat sur les préoccupations quotidiennes des citoyens, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, la croissance, le financement de l’économie et l’amélioration des conditions de vie.

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