Le bras de fer entre le maire des Parcelles Assainies, Djamil Sané, et Fatou Kiné Diakhaté, directrice de cabinet adjointe à la présidence de la République, a connu un nouvel épisode ce 27 octobre. À l’école de l’Unité 20, le lancement des travaux de pavage prévus dans le cadre d’un programme de réhabilitation des établissements scolaires n’a pas pu avoir lieu, sur fond d’échanges houleux entre les deux camps. Après un premier incident survenu à l’Unité 16, dénoncé par Amadou Thiam, président de l’Union des comités de gestion des écoles de la commune, une nouvelle confrontation a éclaté ce mardi à l’école de l’Unité 20.

À l’origine de ce programme, une sollicitation des comités de gestion des écoles et des associations de parents d’élèves des Parcelles Assainies. À la rentrée scolaire, ces derniers ont contacté Fatou Kiné Diakhaté pour solliciter son appui à la réhabilitation des écoles élémentaires de la commune. Les besoins recensés concernaient les toilettes, la plomberie, les portes, les fenêtres et l’état des murs.

Le 25 septembre, un programme de réhabilitation portant sur une première série de dix établissements a été lancé par l’Association Parcelles Assainies en Action (AP2A), présidée par Fatou Kiné Diakhaté.

Selon les responsables du projet, l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF), la sous-préfecture et la mairie ont été informées de l’initiative. Le maire aurait également reçu les comités de gestion, les directeurs d’école et les représentants de l’AP2A afin d’échanger sur le programme.

Cependant, des difficultés ont été signalées au cours de la mise en œuvre des travaux. À l’Unité 16, des interventions attribuées à la mairie auraient perturbé le déroulement du chantier.

Ce mardi, le différend a connu un nouvel épisode à l’école de l’Unité 20. Alors que l’équipe de Fatou Kiné Diakhaté et les ouvriers s’apprêtaient à lancer les travaux de pavage, le maire Djamil Sané est arrivé sur les lieux avec plusieurs accompagnateurs. Des échanges houleux ont suivi. L’accès au site a été bloqué et les travaux n’ont finalement pas démarré.

Le pavage prévu doit faciliter les déplacements des élèves en situation de handicap au sein de l’école.

Face à la presse, la directrice de cabinet adjointe à la présidence de la République a vivement critiqué les militants de Pastef, qu’elle accuse d’avoir fait obstacle à l’initiative. « Ils ne sont pas venus avec la casquette de la mairie, mais avec une casquette politique. Ce sont les militants de Pastef qui sont venus pour nous empêcher d’avoir accès à l’école. Alors que c’est une association. Rien ne nous empêchait de venir, nous aussi, avec notre casquette politique, mais nous ne l’avons pas fait », a-t-elle martelé.