Invité de l’émission « Jakaarlo Bi » sur la TFM, le chroniqueur Badara Gadiaga a réagi avec virulence au rejet du texte sur la Loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il a désigné un responsable : le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, à qui il impute directement ce blocage. Une charge qui vise à la fois l’homme et la formation politique qu’il dirige, Pastef.
« Rendre le pays ingouvernable »
Pour Badara Gadiaga, le rejet de la LFR relève d’une décision délibérée. « Il a décidé de bloquer le pays et de le rendre ingouvernable », a-t-il affirmé, allant jusqu’à qualifier l’entrée en politique d’Ousmane Sonko de « catastrophe pour le Sénégal ». Le propos est sans nuance et place la responsabilité sur une seule personne, au-delà de la procédure parlementaire elle-même.
Le chroniqueur de la TFM a insisté sur ce que ce texte représente à ses yeux, à savoir un levier pour sortir d’une période difficile. « Comment peut-il bloquer ce qui aujourd’hui doit permettre au Sénégal de souffler et de reprendre son envol après deux ans d’incertitudes et de difficultés ? », s’est-il interrogé. Il présente ainsi la LFR comme une condition de la relance, et son rejet comme un frein pour le pays.
Filant la métaphore, il a comparé cette situation au fait de « trouver le Sénégal avec son oxygène et l’empêcher de respirer ». L’image selon lui, souligne le caractère vital qu’il prête à ce texte pour l’économie nationale.
Pastef accusé d’« hypocrisie »
Badara Gadiaga ne s’est pas limité à la personne d’Ousmane Sonko. Il a élargi son propos à Pastef, dont l’attitude lui paraît contradictoire. « Quand je regarde Pastef et Ousmane Sonko, je m’étonne du degré d’hypocrisie », a-t-il déclaré. En effet, ce reproche de Badara Gadiaga porte sur la répartition des responsabilités. Selon lui, le parti ne peut pas avoir été au gouvernement et tout gérer, pour ensuite laisser croire que l’équipe qui lui a succédé, qu’il désigne comme « l’équipe remplaçante », serait la cause des difficultés des Sénégalais. « Ça, c’est vraiment hypocrite », a-t-il tranché.