UEMOA: la BCEAO ouvre les comptes en FCFA à la diaspora pour capter les flux extérieurs

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) autorise désormais les ressortissants de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) vivant à l’étranger à ouvrir des comptes en francs CFA dans les banques de l’Union, une mesure visant à renforcer l’inclusion financière de la diaspora et à mieux capter les flux financiers extérieurs. Selon des informations relayées lundi 23 mars 2026 par Agence Ecofin et Bloomfield Intelligence, cette décision est encadrée par la note N°001-03-2026 signée le 13 mars à Dakar, au Sénégal. Le texte précise que toute demande d’ouverture de compte en francs CFA émanant d’un ressortissant d’un État membre de l’UEMOA vivant à l’étranger bénéficie désormais du même traitement que celle d’un résident. Par cette réforme, la BCEAO élargit l’accès au système bancaire régional et reconnaît la diaspora comme un acteur économique à part entière. L’objectif est de mieux canaliser les transferts de fonds, traditionnellement effectués par des circuits internationaux ou parfois informels, vers des dépôts bancaires plus stables au sein de l’Union. Le dispositif simplifie les modalités d’ouverture et de fonctionnement des comptes pour les non-résidents, tout en maintenant un encadrement prudentiel. L’accès au crédit reste notamment soumis à autorisation préalable, et les opérations doivent respecter les exigences liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au-delà de l’inclusion financière, cette mesure vise à transformer les flux financiers de la diaspora en ressources susceptibles de soutenir le financement de l’économie réelle. Les autorités monétaires espèrent ainsi favoriser la mobilisation de l’épargne et encourager l’investissement dans des projets productifs dans les pays de l’espace UEMOA. Pour les banques commerciales de la sous-région, cette évolution réglementaire pourrait également représenter une opportunité de renforcer leur liquidité et de diversifier leurs sources de financement. L’intégration des avoirs de la diaspora en monnaie locale devrait contribuer à élargir la base de dépôts et à réduire la dépendance à des financements extérieurs, souvent plus coûteux. Toutefois, la réussite de cette réforme dépendra en grande partie de la capacité des établissements bancaires à adapter leurs offres, notamment à travers des solutions numériques permettant l’ouverture de comptes à distance et la gestion de l’épargne par les clients non résidents. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’intégration financière dans l’espace UEMOA, dans un contexte où les transferts de la diaspora demeurent un levier important pour la consommation, l’investissement et le développement économique des pays de la région. abidjan.net

Read more

Économie : Thierno Alassane Sall alerte sur des soupçons de « dette cachée » révélés par le Financial Times

Le député Thierno Alassane Sall a jeté un pavé dans la mare ce lundi 23 mars 2026 en relayant des informations du quotidien britannique Financial Times. Selon lui, le Sénégal aurait « emprunté secrètement des centaines de millions de dollars auprès d’institutions internationales sans le déclarer publiquement », une situation qu’il qualifie de « nouvelle affaire de dette cachée ». Cette sortie intervient alors qu’une réunion est prévue entre la Commission des Finances de l’Assemblée nationale et le Ministre des Finances et du Budget. Pour le leader de La République des Valeurs, l’ordre du jour de cette rencontre, qui viserait à voter une résolution pour ne pas restructurer la dette, témoigne de « graves inquiétudes sur l’état des Finances publiques du Sénégal ». Il s’interroge ouvertement sur la volonté du pouvoir de « faire recours à des tambouilles inavouables » pour masquer la réalité économique. Thierno Alassane Sall exhorte les parlementaires à assumer leurs responsabilités face à ce qu’il décrit comme des « opérations entreprises dans la plus grande opacité ». Il estime qu’il est du devoir des élus d’obtenir des clarifications précises « au lieu de signer un chèque en blanc au Gouvernement ». Selon l’ancien ministre, l’Assemblée nationale doit impérativement s’assurer que les remèdes déployés pour traiter la dette « n’auront pas des conséquences fâcheuses à court ou moyen termes », sous peine de « trahir ses obligations envers le peuple ». pressafrik.com

Read more
Title
.