Une délégation sénégalo-mauritanienne conduite par le ministre sénégalais des Infrastructures, Déthié Fall, s’est rendue à Rosso, en Mauritanie, pour constater l’état d’avancement des travaux du Pont de Rosso, un projet structurant destiné à renforcer l’intégration économique et la mobilité entre le Sénégal et la Mauritanie.
Cette mission de terrain s’est déroulée en présence du gouverneur de Saint-Louis, Al Hassan Sall, du préfet de Dagana, du sous-préfet de Ndiaye, ainsi que du maire de Rosso Sénégal. La délégation a été accueillie par le ministre mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely El Vierick, témoignant de l’importance stratégique que les deux États accordent à cette infrastructure régionale.
L’objectif principal de la visite était d’évaluer le niveau réel d’exécution des travaux et de prendre des engagements fermes avec l’entreprise en charge du chantier, POLY CHANGDO, afin de garantir le respect des délais contractuels et la qualité de l’ouvrage.
À l’issue des échanges, le ministre Déthié Fall s’est montré particulièrement ferme. Soulignant les retards constatés, il a insisté sur la nécessité d’une réorganisation profonde du chantier, notamment en termes de mobilisation des ressources humaines, de la logistique et de l’approvisionnement en matériaux.
« Tout sera mis en œuvre par l’ensemble des parties prenantes pour que l’inauguration puisse se faire en mars 2027. L’entreprise s’est engagée à respecter le délai contractuel de livraison fixé au 25 décembre 2026 », a déclaré le ministre, précisant qu’un suivi mensuel par visioconférence sera désormais instauré pour assurer une surveillance rapprochée de l’évolution des travaux.
Déthié Fall n’a pas mâché ses mots à l’endroit de l’entreprise exécutante, estimant que cette visite constitue un dernier avertissement. « L’entreprise n’a pas le choix. Elle doit impérativement tout mettre en œuvre pour achever ce chantier dans les délais retenus », a-t-il martelé.
Le Pont de Rosso, une fois achevé, devrait mettre fin aux longues traversées par bac, fluidifier les échanges commerciaux et renforcer la coopération entre les deux pays riverains du fleuve Sénégal. Un enjeu majeur pour les populations locales et pour l’intégration sous-régionale.








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