
Bravo à nos braves Lions! Félicitations à Pape Thiaw pour son coaching gagnant. Les joueurs ont bien rempli leur mission. Ils n’ont pas fait mentir les pronostics. Les meilleurs ont gagné, et la lucidité comme la vigilance ont prévalu.
Avec 70 % de possession de balle et des tirs tous azimuts, le registre des Lions a ravi le monde et mis en extase tous les amoureux du beau football. Quel rouleau compresseur face à une équipe hyper défensive, regroupée dans son but ! L’Égypte ne joue pas : elle profite de bêtes erreurs et mise sur des faits de jeu.
Le monde est ravi du spectacle et l’Afrique, par le Sénégal, est en train de montrer le vrai visage de son football. Avec ce spectacle en mondiovision, le Sénégal annonce la couleur, et c’est tout à l’honneur du football sénégalais.
Malgré les fautes et les faux jeux égyptiens, malgré leur roublardise, malgré leurs manœuvres d’influence sur l’arbitre, les Lions ont joué leur football. Ils ont déroulé leur système, leur tactique et leur maîtrise technique. Ils ont fait parler le ballon en jouant juste et vrai, en donnant au match un rythme et une tonalité qui font la joie de leurs supporters et des amis du football.
On comprend maintenant pourquoi de grands ténors du football mondial ne cessent d’avoir les yeux rivés sur le Sénégal.
Les Hommes du spectacle
Cela dit, parlons des joueurs, ces héros du jour qui ont fait le spectacle. Ils ont été tout simplement majestueux face à une équipe qui a délibérément refusé de jouer. Sadio, l’homme du match, et ses partenaires ont réussi à occuper en permanence les trois quarts du terrain, répétant sans cesse une symphonie presque achevée.
Avec une défense vigilante et intraitable, malgré la sortie prématurée de leur capitaine Kalidou Koulibaly, le jeune Mamadou Sarr, son suppléant, et sa ligne, Édouard Mendy, Krépin Diatta et El Hadji Malick Diouf et Moussa Niakhaté intraitable ont étalé tout leur savoir-faire pour contrer les velléités de Salah, Marmoush et consorts.
Aidés par un Gana Gueye époustouflant, un Diarra entreprenant remplacé par un Lamine intraitable et un Iliman Ndiaye inspiré, le relais était bien assuré pour les dédoublements et les transitions.
L’arrivée en seconde mi-temps de Cissé et d’Ismaïla Sarr n’a été que la cerise sur le gâteau. Car Sadio Mané, en métronome, Nicolas Jackson en baroudeur et Lamine Camara avaient déjà fait l’essentiel grâce à un caviar de l’homme du match, qui se voit récompensé d’une belle ascendance sur son alter ego, M. Salah.
La suite est connue et l’entrée de Chérif Ndiaye ne fera que perpétuer la suprématie sénégalaise dans cette partie haute en couleurs, en sons et en lumières.