À Dakar, certains parcours racontent une ambition très concrète : faire mieux, faire durable, faire maîtrisé. Celui d’El Hadji Malick GUEYE s’inscrit dans cette veine. Ingénieur génie civil formé à l’École Supérieure Polytechnique de Dakar, complété par un master en QHSE et un MBA en finances, il construit une trajectoire à la croisée de la technique, de la qualité et du pilotage économique des projets. De l’ingénierie de terrain à la gouvernance d’un groupe, son fil conducteur est constant : organiser la chaîne de valeur du cadre de vie, de la conception à l’exploitation, avec des standards élevés.
Logiciel financier
Une formation qui combine ingénierie, QHSE et finance
Le socle académique d’El Hadji Malick GUEYE repose d’abord sur un diplôme d’ingénieur en génie civil (2006-2010) à l’École Supérieure Polytechnique de Dakar. Il poursuit ensuite une spécialisation en management QHSE (2011-2012), avant d’ajouter une brique financière avec un MBA en finances (2023-2024). Cet enchaînement éclaire une logique : maîtriser la conception et la réalisation, sécuriser les processus et, enfin, consolider la lecture financière indispensable à la décision et au financement dans l’immobilier et la construction.
Les premières années, apprendre par le projet et par le terrain
Dès 2010, il intervient sur des missions à forte dimension technique. Chez TRANSECOR (octobre à décembre 2010), il prend part à des travaux liés au réseau routier classé et à des études de trafic, une expérience qui l’expose aux enjeux de planification, de données terrain et de vision d’infrastructure.
À partir de 2011, il multiplie des missions d’ingénieur chef de projet, notamment au sein du Groupe AURIAS, puis auprès du Cabinet d’Architecture Pathé GAYE. Il y consolide une pratique exigeante : études béton armé, suivi et contrôle de travaux, représentation de maîtrise d’œuvre et coordination d’acteurs. Sur la période 2012-2013, il est impliqué dans les travaux d’aménagement du Boulevard Cheikh Oumar Foutiyou TALL, un type de chantier où la rigueur d’exécution et le respect des exigences contractuelles sont déterminants.
En 2013, une autre facette apparaît : l’intégration des dimensions environnementales et sociales dans les projets. En tant que consultant coordonnateur d’audit, il intervient sur une mise à niveau environnementale et sociale, avec une responsabilité de coordination et de production de livrables structurants. Cette approche, très tôt, annonce un intérêt soutenu pour les systèmes de management, la conformité et la performance globale.
Diamniadio, la fabrique d’une culture de maîtrise d’ouvrage
En 2015, il intervient comme chef de projet technique auprès d’APROSI SN sur la Plateforme Industrielle Internationale de Diamniadio (P2i), en tant que représentant du maître d’ouvrage. Le positionnement est significatif : il ne s’agit plus seulement de “faire”, mais de piloter pour le compte du donneur d’ordre, de suivre la qualité, les délais, la conformité, et de dialoguer avec les parties prenantes publiques et techniques. Cette expérience s’inscrit dans une séquence où le Sénégal accélère sur ses infrastructures structurantes, et où la capacité à gérer la complexité devient un avantage décisif.
La décennie QHSE, installer des standards et sécuriser l’exécution
À partir de 2016, El Hadji Malick GUEYE rejoint SERTEM GROUPE comme ingénieur génie civil et chef du département QHSE. Il y occupe une fonction centrale : élaborer la politique et le système de management intégré (QHSE), puis en assurer le déploiement. Dans les organisations de construction, ce rôle pèse lourd : il conditionne la traçabilité, la conformité, la maîtrise des risques, la qualité d’ouvrage et la capacité à répondre aux exigences contractuelles.
Son périmètre couvre l’assistance et le conseil à la direction des travaux, ainsi que la coordination du contrôle qualité à toutes les étapes de réalisation, avec un rôle de garant de l’application des plans qualité. Autrement dit, il installe des méthodes, des routines, des indicateurs et des exigences opérationnelles qui structurent la performance. Dans un secteur où les dérives de coûts, de délais et de qualité peuvent faire basculer un projet, cette culture QHSE devient une colonne vertébrale.
Dextera Construction, l’outil industriel d’un leadership de projet
Parallèlement à ces responsabilités, son parcours se confond avec la montée en puissance de Dextera. Il occupe la fonction de CEO de Dextera Construction à partir de mars 2013 jusqu’en mai 2025. Dans cette séquence longue, il se positionne sur des compétences de pilotage global : ingénierie de projet, planification opérationnelle, management de direction, coordination d’équipes et études de faisabilité.
La cohérence est claire : une expertise technique, une discipline QHSE, et une capacité à orchestrer les ressources autour d’une exécution fiable. Cette période contribue à bâtir une légitimité de terrain et une crédibilité managériale, indispensable lorsqu’il s’agit, ensuite, de passer de l’entreprise à la holding.
Dextera Group, structurer un écosystème intégré du cadre de vie
En novembre 2024, El Hadji Malick GUEYE devient Group Chairman & CEO de Dextera Group, basé à Dakar, avec un positionnement explicite : le développement immobilier durable. Le groupe revendique une logique intégrée, réunissant plusieurs filiales complémentaires afin de couvrir la chaîne de valeur du cadre de vie, “de la conception à l’exploitation”.
Sur ses supports institutionnels, Dextera Group présente une mission orientée vers la transformation durable de l’environnement bâti, en s’appuyant sur des filiales spécialisées pour concevoir, construire et gérer des infrastructures modernes, écologiques et performantes.
Ce choix stratégique répond à une réalité du marché : le bâti ne se limite plus à la livraison d’un ouvrage. La valeur se joue aussi dans l’exploitation, la maintenance, la performance énergétique, la sécurité, la durabilité des matériaux, et l’expérience utilisateur. En articulant construction, management, immobilier et facilities, la holding ambitionne de capter cette valeur sur toute la durée de vie des actifs.
Une signature : rigueur, systèmes, et impact mesurable
Le cœur du modèle porté par El Hadji Malick GUEYE semble tenir en trois idées, confirmées par la lecture de son parcours.
La première est la rigueur des systèmes. Le QHSE n’est pas un habillage, mais une méthode : procédures, contrôle, amélioration continue, conformité.
La deuxième est l’intégration. Là où beaucoup d’acteurs restent segmentés, l’ambition est de relier conception, construction et exploitation dans une même architecture de pilotage.
La troisième est l’impact. Dextera Group met en avant l’innovation, la qualité et l’impact environnemental et social au cœur de ses projets, un positionnement de plus en plus attendu dans l’immobilier et les infrastructures, notamment lorsque les exigences de financement, de normes et de performance durable se renforcent.
À travers Dextera, une lecture des enjeux urbains contemporains
Le Sénégal fait face à une équation urbaine exigeante : croissance démographique, pression foncière, besoin de logements et d’infrastructures, impératif de qualité, et contraintes environnementales de plus en plus visibles. Dans ce contexte, les acteurs capables de livrer des ouvrages fiables tout en intégrant les sujets de durabilité, de gestion d’actifs et de qualité d’exploitation gagnent un avantage compétitif.
Le parcours d’El Hadji Malick GUEYE, construit sur la durée, révèle précisément cette capacité à passer du chantier au système, puis du système à la stratégie. Avec Dextera Group, il porte une ambition qui dépasse l’entreprise de construction classique : installer une plateforme de compétences, capable de “bâtir des héritages” et de “gérer l’impact” dans le temps long.