Le chemin pour transcender l’impossible commence par la prise de conscience que l’impossible est une caractérisation dont l’essence, repose sur l’existence du possible.

Pour l’Afrique, mère des civilisations, grenier des richesses et refuge des savoirs, le défi de la résurrection n’est plus une affaires d’intelligence mais une affaire de cohérence et de vitesse.

Ce n’est que par la vitesse que nous pourrons vaincre les obstacles mentaux et comportementaux qui conditionnent notre specticisme face à toutes remises en cause.

Soyons plus impatients que l’impatience lorsqu’on construit et plus absents que le vide lorsqu’on est tenté par l’immobilisme.

Sur un autre registre, le monde d’aujourd’hui impose de l’audace, de la résilience et de l’abnégation. Les troubles géopolitiques et geo-stratégiques que nous traversons annoncent la fin d’un cycle civilisationnel, tombé en déliquescence en raison de ses nombreuses contradictions et de la cupidité des évidences qui ont constituées son socle.

Dans la nécessaire redéfinition du monde, nous n’aurons plus le luxe de consacrer notre stock d’énergie à disserter sur l’utilité du soleil.

Nous devrons construire une nouvelle civilisation avec les nations qui consacrent à l’éthique et à la morale la sacralité qui leur est due. Cette résurgence de la civilisation du « bien » ne régnera que si nous lui inventons un royaume.

La cohésion des sociétés est la première urgence, car elle peut restituer la capacité à questionner les vrais sujets et à laisser mourir les germes de la haine, si chers aux chevaliers de l’ordre invisible.

La deuxième urgence c’est la rénovation de la démocratie qui est devenue un concept creux et nocif du fait qu’elle oblige le désordre en invitant les simples d’esprit à détenir le pouvoir pour en faire un usage contraire à l’intérêt général.

En effet, le fait majoritaire n’implique plus la résignation du fait minoritaire. Des médias et des sondages douteux laissent persister l’idée que les idées marginales sont crutiales pour les peuples.

La démocratie est donc devenue un vecteur de promotion du mal être des populations au profit exclusif d’une caste de prédateurs bien embusqués.

La dernière urgence, c’est qu’il nous faut commencer à produire des convergences globales et consacrer à l’humain, une dignité universelle sans nuances.

On cessera alors de calculer l’empreinte carbone d’une vache et d’ignorer celle d’un missile;

On cessera de professer la haine et de s’inquiéter de la violence ;

On cessera blâmer le migrant tout en organisant méthodiquement la pauvreté endémique de sa contrée d’origine ;

On cessera de se proclamer chantre des droits universels tandis qu’on vote des lois contraires;

On cessera de promouvoir la liberté d’offenser tandis qu’on pénalise la liberté de riposter;

La paix, ce n’est pas un mot. C’est une volonté sincère d’éradiquer les injustices et de promouvoir le droit au bonheur.

Ibrahima Nour Eddine DIAGNE

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