Réélu avec 77,90 % des voix lors d’un scrutin contesté, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été investi lundi 30 mars à Bangui pour un troisième mandat.

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de décembre, a été investi en grande pompe lundi 30 mars à Bangui pour un troisième mandat, avec pour priorité « la paix, la sécurité et l’unité nationale ».

Dans cet Etat, frontalier notamment du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), la situation sécuritaire s’est quelque peu apaisée après la sanglante guerre civile des années 2010, même si cet acquis reste « fragile », de l’aveu même du président réélu, qui a fait de la stabilisation du pays son principal défi.

Président de la Centrafrique depuis 2016 

À 68 ans, le président Touadéra est décrit par ses partisans comme « le bâtisseur de la paix » tandis que ses détracteurs le surnomment parfois « président Wagner », du nom de la société militaire privée russe qui assure sa sécurité et soutient son armée face aux groupes rebelles.

Chef de l’Etat depuis 2016, M. Touadéra a été réélu avec 77,90% des voix à la tête de la Centrafrique lors d’un scrutin contesté par l’opposition, notamment par son principal opposant Anicet George Dologuélé qui a dénoncé une « fraude massive ».

20 000 spectateurs présents à la cérémonie d’investiture 

La cérémonie d’investiture a eu lieu devant quelque 20.000 spectateurs dans un stade de Bangui, en présence du président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la présidence tournante de l’Union Africaine (UA), et des présidents du Congo-Brazzaville, du Gabon et des Comores. La nouvelle Constitution votée par référendum en juillet 2023 lui a permis de se représenter pour effectuer un troisième mandat consécutif à la tête de l’un des pays les plus pauvres du monde, sous perfusion de l’aide internationale et dont les sols riches en uranium, lithium, diamant, bois et or sont particulièrement convoités.

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